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mardi 18 juillet 2017

Projet Musée : Grand Palais, Mary Delany

Bonne nouvelle pour la maman fanatique de musées que je suis, cette année encore le projet musée fait pleinement partie des objectifs de Lutin. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je rappelle que Lutin avait souhaité "faire tous les musées de Paris". Autant vous dire que ce vaste sujet demeure intarissable surtout quand certaines sorties du projet musée devraient davantage s'appeler projet expos...
Ce fut le cas pour notre visite au Grand Palais, que nous connaissions déjà, mais qui réussit toujours à nous attirer par ses fabuleuses propositions.

Nous avons donc parcouru l'expo Jardins : une merveille !
                                                            

C'est une exposition très fournie, qui regorge d'objets et de peintures nous faisant voyager de la Renaissance à nos jours. Cette présentation a particulièrement charmé mon Lutin, ravi de scruter les affichages, les herbiers, les multiples outils, les bijoux... Bref, pas seulement des toiles !


 Que de beauté ! Des fleurs en papier, en verre, en cire... On en a pris plein les yeux !
Je n'ai tout de même pas pu résister au plaisir de saluer cette chère Camille dans Le Déjeuner de son illustre époux. Quant à la toile d'Emil Claus, je ne m'en lasserai jamais.



                                                                                                      
Parmi toute cette variété d'objets nous faisant percevoir l'approche des artistes face aux jardins, je me suis penchée sur les fleurs en papier de Mary Delany.


L'artiste anglaise Mary Delany (1700-1788) semble avoir toujours été attirée par le découpage de papier. Cette amie du compositeur Handel adorait jardiner, excellait en dessin comme en peinture et, bien sûr, dans le travail du papier.
En 1770, alors que la mode du découpage de papier occupait la gente féminine de la Cour, Mary Delany créa ses œuvres remarquables par leurs détails. Les pantes y étaient représentées avec une exactitude parfaite.
L'artiste employait de minuscules morceaux de papier de soie coloré qu'elle mettait en scène sur fond de léger papier noir afin de mieux faire ressortir les pétales, les nervures, les étamines disposées au nombre près pour chaque espèce de fleurs.
Les 10 volumes de ses planches sont gardés au British Museum, note pour plus tard, si nous traversons un jour la Manche...






lundi 4 juillet 2016

Défi timbré : Création Picasso

Notre dernier défi timbré portait sur cette pioche :
 Comme l'art occupe une place importante à la maison, Lutin s'est tout de suite concentré sur le personnage nommé et présenté sur le timbre, Pablo Picasso.
Nous voulions aller au musée Picasso mais nos transports en grève à ce moment-là en ont décidé autrement, ce n'est que partie remise.

Lutin a donc été chercher dans un gros livre de peintures qu'il avait emprunté à la bibliothèque, si l'on parlait de cet artiste. En fin de compte, peu de données biographiques, mais une toile on ne peut plus célèbre :


Nous avons fait en sorte de trouver tous les "ingrédients" nécessaires à l'élaboration d'une telle œuvre : les couleurs, le thème, les postures...
Et ensuite, ce fut la phase créative :


Les dessins restés au crayon ne ressortent pas sur la photo. D'après les explications de l'artiste Lutin, on retrouve l'évocation d'un village avec ses petites routes en haut à gauche, de nombreuses formes de croix pour la guerre et la mort (pas oui, pas très gai le sujet ! ), le taureau a pris place également. Le tout sur fond gris avec une signature de couleur bleue qui sont en fait les larmes d'un personnage tracé au graphite.

Et chez vous alors, quelle forme a pris votre défi ?



samedi 22 août 2015

Artiste : Edmond Dulac

Voilà, j'ai maintenant pleinement la tête à la reprise des activités sous toutes leurs formes. Mon Lutin attend impatiemment le retour des divers sports qui jalonnent habituellement son quotidien. Tout cela va venir bien vite désormais. Nous nous sommes remis en route au niveau des ateliers avec une séance d'arts plastiques sur le thème du contraste. Afin d'ouvrir le dialogue sur ce terme, j'avais choisi des illustrations de contes, avec ou sans contraste justement, mais toutes du même illustrateur : Edmond Dulac.
 
 
Edmond Dulac était un illustrateur français né à Toulouse en 1882. Il a suivi sa formation à l'école des Beaux-Arts de sa ville natale mais s'expatria à Londres en 1905. Il prit d'ailleurs la nationalité britannique et devint Edmund Dulac en 1917. Ce pays offrait alors de nombreuses opportunités dans le secteur du livre et c'était une véritable chance pour les illustrateurs.

 La Belle au bois dormant, 1910.
 
Edmund Dulac fait partie des dessinateurs les plus connus. Ses œuvres témoignent de son goût personnel pour l'Orient. Il aurait même appris la langue persane. Les illustrations des Contes des mille et une nuits, les Stories from the Arabian Nights (1907), connurent un succès important, la quasi totalité des planches originales furent vendues dès leur accrochage en salle d'exposition. Il a illustré également les Contes de Perrault et d'Andersen et a eu sa place dans l'univers des ouvrages de luxe illustrés avec The Golden Cockerel de Pouchkine.
 
 L'oiseau de feu, 1915.

Edmund Dulac créa aussi des décors et des musiques pour le théâtre. Après la Première Guerre Mondiale, il exerça de nombreux métiers artistiques : médailleur, graphiste ou encore graveur de timbre-poste avec la création de la célèbre Marianne, commandée par le Général de Gaulle.

 Le génie de la lampe, 1911.
 
Il mourut à Londres en 1953.