Lutin continue ses explorations en conjugaison et s'est fait une petite méthode personnelle pour apprendre les verbes. Côté mémorisation et écriture cela fonctionne bien. Toutefois, les temps et les modes étant nombreux et les exceptions encore plus, il me semble important de savoir de quelle manière utilisée chacun d'entre eux. La conjugaison sert à cela, à être employée. Sinon cela peut vite devenir un apprentissage fastidieux avec "des choses qui ne servent à rien " ou "que l'on emploie plus".
Que l'on emploie de moins en moins c'est bien possible. Il suffit de lire les journaux pour se rendre compte que de plus en plus souvent le subjonctif est remplacé par un présent de l'indicatif même si cela accroche les yeux et les oreilles. Il suffit de regarder les Clubs des Cinq de notre enfance pour constater que le passé simple, qui ne nous choquait pas, a été mis au placard et que les textes ont été réécrits.
Donc on peut faire l'impasse sur toutes les subtilités de la conjugaison française, c'est possible ... au risque d'appauvrir toujours davantage notre langue et notre expression par la même occasion.
La variété des conjugaisons, assez similaire à la variété du vocabulaire français, permet tout une quantité de nuances qui transmettent des sentiments, des expressions précises.
Pour encourager cette diversité je prépare donc des petits topos sur les modes et les temps afin que mon Lutin les maitrise au mieux et surtout s'entraine à les employer naturellement.
Voici une fiche sur le subjonctif présent : comment il s'emploie, ce qu'il exprime, le rappel des verbes être et avoir et deux petits exercices afin de former des phrases le plus simplement possible.
Elle est succincte et servira à être comparée avec d'autres modes et d'autres temps si besoin est de marquer l'emploi des conjugaisons.
Ceci trouvera une place dans une de nos pochettes à tout.
Pour télécharger la fiche ICI.
Curiosifée et son Lutin partagent leur instruction en famille et leur curiosité insatiable...
mardi 19 mai 2015
lundi 18 mai 2015
La narration : sans modération!
Ça y est nous sommes fans! Voilà bien un principe fondamental de Charlotte Mason qui a trouvé sa place sous notre toit. Je suis particulièrement attentive à nos évolutions puisque j'essaie d'instaurer au mieux une nouvelle organisation bienfaisante.
La narration suit la lecture à haute voix faite par le parent. L'enfant est donc attentif à ce qui est lu et raconte ensuite ce qu'il a compris avec ses propres mots. Ce sont de véritables moments de partage autour du livre. On peut progressivement varier les narrations en les précisant davantage. Il est naturel chez le jeune enfant de dire ce qu'il a fait, vu, ressenti. Il suffit d'encourager cette expression sur un maximum de sujets variés. Au fil du temps, ce ne sera plus seulement raconter l'histoire mais décrire un personnage, donner les informations sur un aspect précis...
Pour l'heure, nous en sommes à raconter les histoires avec les mots propres de l'auditeur ou expliquer ce qui a été compris.
Pas de réponse type, pas de correction, l'enfant dit ce qu'il sait et c'est suffisant. On sait où il en est, il nous le dit! Quelques améliorations peuvent être suggérées mais avec la plus grande parcimonie. D'où le fait que l'on relise plusieurs fois les mêmes livres en alternance. Pour ma part, je ne suis pas sûre que Lutin apprécie que je lui lise deux fois la même chose. On verra s'il y a des histoires totalement oubliées...
Ce que je constate, ce sont les effets rapides. Nous avons commencé avec une lecture-narration chaque matin d'étude. Les détails sont devenus de plus en plus nombreux, du début à la fin du récit, sur différents styles littéraires. Le vocabulaire est utilisé et amené dans le quotidien. Il y a aussi une réflexion palpable dans l'interprétation des lectures, leur mise en lien avec d'autres sources variées. Et la mémoire est mise en valeur. Je ne pense pas que Lutin ait considérablement agrandi sa mémoire si vite. Mais il prend conscience de son fonctionnement et cela est très favorable pour la confiance en soi.
La narration est toujours faite avec de beaux livres bien écrits. Et elle convient à tous les sujets. Pas de résumés écrits systématiques, juste du plaisir de lecture et de paroles. Avec les livres vivants tout est retenu. On apprend plein de choses avec une facilité déconcertante en littérature, en sciences, en histoire...
Il est évident que les choses sont claires pour nous une fois que l'on peut en parler. Valable à tous les âges et pour tous les intérêts.
Du coup, nous sommes passés à minimum trois séances de lecture narration. Ce n'est jamais très long: une histoire de quelques pages ou un chapitre.
Le matin d'étude, je lis un mythe, un conte ou actuellement :
Puis nous reprenons l'après-midi avec un livre de littérature, en ce moment, ceci :
Au cours de notre programme de la journée, il y a souvent une matière que nous faisons en lecture-narration : un passage en histoire, en sciences...
La narration suit la lecture à haute voix faite par le parent. L'enfant est donc attentif à ce qui est lu et raconte ensuite ce qu'il a compris avec ses propres mots. Ce sont de véritables moments de partage autour du livre. On peut progressivement varier les narrations en les précisant davantage. Il est naturel chez le jeune enfant de dire ce qu'il a fait, vu, ressenti. Il suffit d'encourager cette expression sur un maximum de sujets variés. Au fil du temps, ce ne sera plus seulement raconter l'histoire mais décrire un personnage, donner les informations sur un aspect précis...
Pour l'heure, nous en sommes à raconter les histoires avec les mots propres de l'auditeur ou expliquer ce qui a été compris.
Pas de réponse type, pas de correction, l'enfant dit ce qu'il sait et c'est suffisant. On sait où il en est, il nous le dit! Quelques améliorations peuvent être suggérées mais avec la plus grande parcimonie. D'où le fait que l'on relise plusieurs fois les mêmes livres en alternance. Pour ma part, je ne suis pas sûre que Lutin apprécie que je lui lise deux fois la même chose. On verra s'il y a des histoires totalement oubliées...
Ce que je constate, ce sont les effets rapides. Nous avons commencé avec une lecture-narration chaque matin d'étude. Les détails sont devenus de plus en plus nombreux, du début à la fin du récit, sur différents styles littéraires. Le vocabulaire est utilisé et amené dans le quotidien. Il y a aussi une réflexion palpable dans l'interprétation des lectures, leur mise en lien avec d'autres sources variées. Et la mémoire est mise en valeur. Je ne pense pas que Lutin ait considérablement agrandi sa mémoire si vite. Mais il prend conscience de son fonctionnement et cela est très favorable pour la confiance en soi.
La narration est toujours faite avec de beaux livres bien écrits. Et elle convient à tous les sujets. Pas de résumés écrits systématiques, juste du plaisir de lecture et de paroles. Avec les livres vivants tout est retenu. On apprend plein de choses avec une facilité déconcertante en littérature, en sciences, en histoire...
Il est évident que les choses sont claires pour nous une fois que l'on peut en parler. Valable à tous les âges et pour tous les intérêts.
Du coup, nous sommes passés à minimum trois séances de lecture narration. Ce n'est jamais très long: une histoire de quelques pages ou un chapitre.
Le matin d'étude, je lis un mythe, un conte ou actuellement :
Puis nous reprenons l'après-midi avec un livre de littérature, en ce moment, ceci :
Au cours de notre programme de la journée, il y a souvent une matière que nous faisons en lecture-narration : un passage en histoire, en sciences...
Enfin, pour terminer notre journée d'étude c'est au tour de Lutin de me faire la lecture à haute voix et nous faisons chacun la narration de ce que nous avons retenu, aimé, déduit. C'est encore un autre partage où chacun apprend de l'autre.
Le soir pour la détente avant le coucher, nous ne faisons pas une lecture-narration comme les autres. Souvent, c'est une lecture silencieuse mais s'il m'est demandé de lire alors Lutin rappelle ce que nous avons lu la dernière fois avant que je reprenne.
Sans compter nos journaux, nos lectures spontanées, nos lectures en bibliothèque, la lecture personnelle au réveil ... nous nageons dans les livres pour notre plus grand plaisir!
Les points positifs : une quantité de sources infinie, une diversité qui ouvrent toutes les portes, du partage, des sujets ouvrant à de grandes discussions, le travail de la mémoire, de la compréhension de tous genres de textes, des séances simples qui donnent envie de chercher davantage sur différents thèmes, une impression de rapidité qui motive et soulage le programme quel qu'il soit.
Les points négatifs : je n'en ai pas encore trouvé. Ah si maintenant je dois aller en bibliothèque avec une liste pour prendre en priorité ce qui correspond aux intérêts du moment et qu'il y ait une certaine cohérence. Et les sacs déjà bien garnis sont souvent insuffisants et très lourds. Ce doit être ça le poids de la connaissance :-)
mercredi 13 mai 2015
La routine : programmation générale
Je continue mon exploration et mon approbation de la pédagogie de Charlotte Mason. Cette enseignante défendait déjà au XIX ème siècle l'idée que l'enfant est une personne à part entière, à prendre en considération avec son caractère, ses préférences et surtout sa curiosité naturelle. Nul besoin de solliciter celle-ci à l'aide d'outils plus ou moins artificiels. Le rôle le plus important des parents (qu'elle décrit comme les plus aptes à accompagner leurs enfants) est de garder cette curiosité intacte et de fournir un environnement culturel riche afin que l'enfant soit entouré de belles idées dans lesquelles il puisse puiser à volonté. Par la suite l'enfant est capable de mener ses propres réflexions et il est inutile de découper et prémâcher tout le travail, c'est faire insulte à son intelligence. Nous nageons déjà au milieu des living books et découvrons les joies de la narration.
Lutin continue son chemin en terre d'apprentissage.
Donc chez nous, une journée d'étude commence à 10h (sommeil précieux) jusqu'à 12h30.
Pause déjeuner de 12h30 à 14h: repas, lecture des journaux, jeux.
Puis de 14h à 15h ou 16h car les activités plaisent bien.
Tout cela en mariant activités fixes chaque jour à la même heure et matières qui varient pour voir tout plein de choses et ne jamais ennuyer la curiosité!
Bonne journée!
Lutin continue son chemin en terre d'apprentissage.
Lorsque je lui demande ce qu'il a envie d'apprendre il me répond :" le français, les mathématiques, la géographie, les sciences.... Tout ... Tout me plait." Ce constat est motivant et il faut absolument répondre à ses attentes. Commence à se poser la question du temps. Nous faisons beaucoup de sorties et d'activités mais lorsque l'on veut s'investir dans un travail on ne peut pas non plus caser des petits morceaux par-ci, par-là. Donc une programmation est la bienvenue et Charlotte Mason influence beaucoup la mienne :
1) Varier les matières afin d'éviter la fatigue intellectuelle et la lassitude
2) De courtes périodes pour chaque sujet afin d'exercer la concentration. Quand on voit de quelle efficacité on est capable en étant vraiment attentif, la confiance en soi grandit très vite.
3) Ne pas être à la recherche d'un niveau homogène. Chacun préfère approfondir les domaines qui plaisent le plus. L'important étant de ne pas se fermer de portes et donc de faire du "sur-mesure".
4) Les apprentissages sont tous considérés sur un pied d'égalité. On ne délaisse pas les arts au profit de la grammaire et les activités extérieures doivent représenter plusieurs heures par jour quelque soit le temps. Une citation de Charlotte Mason fait d'ailleurs beaucoup sourire l'éternelle frileuse que je suis :" Il n'y a pas de mauvais temps, il n'y a que de mauvais vêtements."
Ayant ces principes en tête, il m'a fallu faire coïncider tout cela avec nos semaines changeantes. Un planning du lundi au vendredi n'est pas possible car il est fort peu probable que nous ayons les mêmes heures de libre tous les lundis, jeudis ...
Donc j'ai choisi d'établir une organisation sur 7 jours afin de savoir où on en est et que chaque domaine soit abordé. A notre première journée libre pour l'étude nous commençons par le jour 1 et la prochaine sera le jour 2 que ce soit le lendemain ou trois jours après. Il me semblait toutefois difficile pour un enfant de suivre tout cela d'où la mise en place de la routine. Quel mot barbare pour dire qu'il peut être salutaire de se plier à quelques habitudes afin de gagner du temps et de ne pas tergiverser. Dans notre liberté, l'avantage est qu'il n'y a pas de risque de lobotomie par routine excessive. Et cela encourage vraiment l'autonomie, il est facile de prendre les choses en main lorsqu'on peut les devancer. Lors d'une journée d'étude on sait ainsi à quelle heure on commence, ce qu'il y a à faire et tout coule de source. Donc chez nous, une journée d'étude commence à 10h (sommeil précieux) jusqu'à 12h30.
Pause déjeuner de 12h30 à 14h: repas, lecture des journaux, jeux.
Puis de 14h à 15h ou 16h car les activités plaisent bien.
Tout cela en mariant activités fixes chaque jour à la même heure et matières qui varient pour voir tout plein de choses et ne jamais ennuyer la curiosité!
Bonne journée!
vendredi 8 mai 2015
Mésopotamie
Après une longue escale historique en Grèce antique, nous circulons désormais en Mésopotamie.
C'est entre le Tigre et l'Euphrate que prend place la Mésopotamie. Les peuples Sumériens y étant installés ont non seulement inventé l'écriture mais ils ont aussi su s'arranger de leur situation géographique favorable. Entre les deux fleuves, ils ont appris à retenir l'eau afin de la stocker dans de grands réservoirs et la redistribuer le moment venu grâce à la mise en place de canaux. C'est donc l'irrigation qui permet à cette population d'obtenir davantage de nourriture.
Malheureusement, c'est aussi une population qui s'éparpille en plusieurs états qui ne cessent de se battre. Une opportunité qui est saisie par leurs voisins, les Akkadiens. Ceux-ci s'unissent autour du roi Sargon, vers 2400 avant J.-C., et anéantissent les Sumériens. Par la suite, ils fondent une grande ville à côté de l'eau : Babylone, dont les murailles si grandes et si larges permettent la mise en place des fameux jardins suspendus. Se croyant protégée, cette ville sera tout de même envahie par un conquérant perse. Il a réussi à détourner le fleuve afin que ses troupes puissent traverser le courant et ainsi prendre la belle cité.....
Lecture: C'est bien....
Un petit bonheur de lecture ici :
C'est bien
De Philippe Delerm
Aux éditions Milan Poche Junior
ISBN 9782745925015
2013
85 pages
Une lecture aussi simple que poétique où chaque petit moment du quotidien devient émerveillement et drôlerie.
C'est bien l'autoroute la nuit; c'est bien d'être abonné à un journal; c'est bien de se lever le premier dans la maison; c'est bien de lire un livre qui fait peur; c'est bien d'acheter des bonbons chez la boulangère..
Comment voir la vie du bon côté ou combien il est bon d'être un enfant qui savoure chaque instant. Ouvrez ce livre vous n'en ressortirez qu'à la dernière page, déçus que cela soit terminé mais espérant que vous aurez attraper un peu de cette joie facile où tout est beau, il suffit de mieux regarder.
Pour les écrivains en herbe, une petite situation d'écriture en rapport avec cette douce lecture ICI.
C'est bien
De Philippe Delerm
Aux éditions Milan Poche Junior
ISBN 9782745925015
2013
85 pages
Une lecture aussi simple que poétique où chaque petit moment du quotidien devient émerveillement et drôlerie.
C'est bien l'autoroute la nuit; c'est bien d'être abonné à un journal; c'est bien de se lever le premier dans la maison; c'est bien de lire un livre qui fait peur; c'est bien d'acheter des bonbons chez la boulangère..
Comment voir la vie du bon côté ou combien il est bon d'être un enfant qui savoure chaque instant. Ouvrez ce livre vous n'en ressortirez qu'à la dernière page, déçus que cela soit terminé mais espérant que vous aurez attraper un peu de cette joie facile où tout est beau, il suffit de mieux regarder.
Pour les écrivains en herbe, une petite situation d'écriture en rapport avec cette douce lecture ICI.
jeudi 7 mai 2015
Alexandre le grand : suite et fin... pour le moment!
Pour terminer sur notre grand personnage voici un petit résumé qui permet de remplir les fiches et de situer quelques points majeurs.
Alexandre III de Macédoine est né en 356 avant J.-C. et mort en 323 de la même ère. Il est le fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Epire. Son père était déjà un macédonien illustre et conquérant donc Alexandre avait de qui tenir comme on dirait maintenant.
elbakin.net
herodotethourioi.wordpress.com
Cela dit, nous avions remarqué au cours de notre lecture que face à un tel héros, les Grecs n'avaient pas hésité à modifier légèrement son arbre généalogique afin d'en faire un digne descendant des dieux!
Il eût comme tuteur Aristote et rapidement impressionna par son intelligence et ses capacités militaires. Il succéda à son père en 336. Il commença par stabiliser sa position en Grèce, à cette époque la Macédoine régnait en dictature sur les cités grecques et il fallait protéger les frontières au nord du royaume, régulièrement assaillies par des "barbares". Puis, il se dirigea vers l'Est. Une rancœur remontant aux guerres médiques, 150 ans auparavant, incitait ce choix. A cette époque, les Perses avaient osé envahir le territoire grec. Ainsi, Alexandre se rendit à Troie puis affronta Darius III au Granique. Cette bataille laissa alors Darius indemne mais la route vers l'Asie était dès lors ouverte. De nombreuses cités furent conquises et s'intégrèrent dans l'Empire du macédonien.
J'avais d'ailleurs beaucoup insisté sur ce point. Alexandre part bien sûr dans un esprit conquérant mais lorsqu'il découvre la culture perse si différente mais si riche, il n'a jamais plus pour but de la réduire à néant. Au contraire, il entreprend un véritable mélange entre la culture hellène et la culture perse, chacun devant beaucoup apporter à l'autre. Ce qui n'est pas du goût de ses troupes. Les soldats macédoniens sont et ont toujours été très attachés à leur patrie et à leur terre. Tant d'admiration de la part de leur chef pour ces "sauvages" ne fera qu'établir un sentiment de méfiance envers celui-ci.
Après avoir conquis l'ouest et le sud de l'Asie Mineure, il aurait tranché de son épée le fameux nœud gordien que nul n'aurait réussi à couper jusque là, symbolisant ainsi la réussite qui l'attendait sur le territoire asiatique. Pendant ce temps, Darius III avait pu rassembler une importante armée et les troupes ennemies se rencontrèrent à Issos en 333. Alexandre fut vainqueur mais encore une fois le roi perse s'échappa. Suivirent les conquêtes de la Phénicie, de la Palestine et de l'Egypte. Il fonda Alexandrie d'Egypte. Puis ce furent Babylone et Persépolis. Darius quant à lui fut assassiné par le commandant de Bactriane laissant ainsi Alexandre prendre la place de dirigeant légitime de l'Empire perse, tenu de châtier le régicide. Cette poursuite l'entraina aux confins de l'Iran, il tua le satrape, et arriva aux frontières extrême-orientales tandis que des complots contre lui commençaient à prendre de l'importance parmi ses hommes et ses officiers.
Il épousa ensuite Roxane qu'il rencontra parmi les prisonniers qu'il avait fait en continuant ses conquêtes. Son chemin fut encore long vers les plaines de l'Inde où il vainquit Poros, le souverain local alors qu'il avait de redoutables éléphants dans son armée. Ce succès l'encouragea à poursuivre mais c'était oublier l'épuisement de ses troupes qui n'avaient pas revu leurs terres et leurs familles depuis si longtemps et qui ne comprenaient même plus les intérêts de leur chef. Leur révolte eut raison d'Alexandre qui rebroussa chemin. Il envenima encore la situation en organisant des mariages forcés entre ses hommes et des femmes perses. Là où il voyait fusion de deux mondes, les macédoniens voyaient trahison.
Après un retour long et périlleux il regagna la Macédoine. C'est dans ce climat qu'il mourut en 323, malade ou empoisonné, victorieux mais en laissant un empire immense encore très instable derrière lui.
Alexandre III de Macédoine est né en 356 avant J.-C. et mort en 323 de la même ère. Il est le fils de Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Epire. Son père était déjà un macédonien illustre et conquérant donc Alexandre avait de qui tenir comme on dirait maintenant.
Cela dit, nous avions remarqué au cours de notre lecture que face à un tel héros, les Grecs n'avaient pas hésité à modifier légèrement son arbre généalogique afin d'en faire un digne descendant des dieux!
Il eût comme tuteur Aristote et rapidement impressionna par son intelligence et ses capacités militaires. Il succéda à son père en 336. Il commença par stabiliser sa position en Grèce, à cette époque la Macédoine régnait en dictature sur les cités grecques et il fallait protéger les frontières au nord du royaume, régulièrement assaillies par des "barbares". Puis, il se dirigea vers l'Est. Une rancœur remontant aux guerres médiques, 150 ans auparavant, incitait ce choix. A cette époque, les Perses avaient osé envahir le territoire grec. Ainsi, Alexandre se rendit à Troie puis affronta Darius III au Granique. Cette bataille laissa alors Darius indemne mais la route vers l'Asie était dès lors ouverte. De nombreuses cités furent conquises et s'intégrèrent dans l'Empire du macédonien.
J'avais d'ailleurs beaucoup insisté sur ce point. Alexandre part bien sûr dans un esprit conquérant mais lorsqu'il découvre la culture perse si différente mais si riche, il n'a jamais plus pour but de la réduire à néant. Au contraire, il entreprend un véritable mélange entre la culture hellène et la culture perse, chacun devant beaucoup apporter à l'autre. Ce qui n'est pas du goût de ses troupes. Les soldats macédoniens sont et ont toujours été très attachés à leur patrie et à leur terre. Tant d'admiration de la part de leur chef pour ces "sauvages" ne fera qu'établir un sentiment de méfiance envers celui-ci.
Après avoir conquis l'ouest et le sud de l'Asie Mineure, il aurait tranché de son épée le fameux nœud gordien que nul n'aurait réussi à couper jusque là, symbolisant ainsi la réussite qui l'attendait sur le territoire asiatique. Pendant ce temps, Darius III avait pu rassembler une importante armée et les troupes ennemies se rencontrèrent à Issos en 333. Alexandre fut vainqueur mais encore une fois le roi perse s'échappa. Suivirent les conquêtes de la Phénicie, de la Palestine et de l'Egypte. Il fonda Alexandrie d'Egypte. Puis ce furent Babylone et Persépolis. Darius quant à lui fut assassiné par le commandant de Bactriane laissant ainsi Alexandre prendre la place de dirigeant légitime de l'Empire perse, tenu de châtier le régicide. Cette poursuite l'entraina aux confins de l'Iran, il tua le satrape, et arriva aux frontières extrême-orientales tandis que des complots contre lui commençaient à prendre de l'importance parmi ses hommes et ses officiers.
Il épousa ensuite Roxane qu'il rencontra parmi les prisonniers qu'il avait fait en continuant ses conquêtes. Son chemin fut encore long vers les plaines de l'Inde où il vainquit Poros, le souverain local alors qu'il avait de redoutables éléphants dans son armée. Ce succès l'encouragea à poursuivre mais c'était oublier l'épuisement de ses troupes qui n'avaient pas revu leurs terres et leurs familles depuis si longtemps et qui ne comprenaient même plus les intérêts de leur chef. Leur révolte eut raison d'Alexandre qui rebroussa chemin. Il envenima encore la situation en organisant des mariages forcés entre ses hommes et des femmes perses. Là où il voyait fusion de deux mondes, les macédoniens voyaient trahison.
Après un retour long et périlleux il regagna la Macédoine. C'est dans ce climat qu'il mourut en 323, malade ou empoisonné, victorieux mais en laissant un empire immense encore très instable derrière lui.
Alexandre le grand : fiches
Après la présentation du livre particulièrement apprécié et des cartes des conquêtes, voici les petites fiches que j'avais faites pour notre rencontre avec Alexandre le grand.
Elles sont succinctes, c'est vrai que cette fois-ci notre approche était très axée autour du livre et de sa critique.
On retrouve sur les fiches :
- la mosaïque représentant Alexandre en pleine bataille sur son célèbre cheval Bucéphale. Le cheval a vraiment marqué les esprits des enfants. Ils connaissent très bien son histoire. En effet, Alexandre l'a eu alors qu'il était encore fort jeune. C'était un cadeau que son père avait reçu mais il était trop sauvage et personne n'arrivait à l'approcher. Sauf Alexandre, bien sûr, qui comprenant que le cheval était craintif, s'est approché de lui face au soleil afin que l'animal ne se méfie pas de son ombre. Il a pu ainsi le monter et son père lui a donc donné. Déjà le héros était en place!
- Un exemple de temple grec (en l'occurrence celui de Delphes) puisque notre seconde partie d'atelier consistait à faire une représentation entre deux mondes : le monde grec et le monde perse.
- Ensuite ce sont des images de temples perses justement. On y voit les sculptures de leur roi. Il s'agit d'images de la ville de Persépolis. Lors de son avancée vers l'Asie, Alexandre conquiert Persépolis et y pratique la "politique de la terre brûlée". Il met donc feu à toute cette cité. Ce qui a permis (après coup évidemment) que nous puissions encore voir ces endroits. Le feu a recuit l'argile des sculptures ce qui les a conservées jusqu'à maintenant. Sans cela tout aurait disparu depuis longtemps. Mais je ne suis pas en train de dire que ce fut une bonne chose tout de même ...
- Enfin, quelques images de pièces en métaux précieux, trouvées en Asie. On y voit le visage de Darius III, le fameux roi perse qu'Alexandre a défié de nombreuses fois avant qu'il ne soit assassiné laissant ainsi le conquérant prendre la place de dirigeant perse. Elles étaient aussi là pour illustrer les belles choses découvertes par notre conquérant dans ces terres que les Grecs pensaient arriérées. Que de surprises en avançant sur ce territoire, riche, à la végétation extraordinaire parait-il et à la culture bien ancrée.
LES FICHES A TELECHARGER ICI.
Elles sont succinctes, c'est vrai que cette fois-ci notre approche était très axée autour du livre et de sa critique.
On retrouve sur les fiches :
- la mosaïque représentant Alexandre en pleine bataille sur son célèbre cheval Bucéphale. Le cheval a vraiment marqué les esprits des enfants. Ils connaissent très bien son histoire. En effet, Alexandre l'a eu alors qu'il était encore fort jeune. C'était un cadeau que son père avait reçu mais il était trop sauvage et personne n'arrivait à l'approcher. Sauf Alexandre, bien sûr, qui comprenant que le cheval était craintif, s'est approché de lui face au soleil afin que l'animal ne se méfie pas de son ombre. Il a pu ainsi le monter et son père lui a donc donné. Déjà le héros était en place!
- Ensuite ce sont des images de temples perses justement. On y voit les sculptures de leur roi. Il s'agit d'images de la ville de Persépolis. Lors de son avancée vers l'Asie, Alexandre conquiert Persépolis et y pratique la "politique de la terre brûlée". Il met donc feu à toute cette cité. Ce qui a permis (après coup évidemment) que nous puissions encore voir ces endroits. Le feu a recuit l'argile des sculptures ce qui les a conservées jusqu'à maintenant. Sans cela tout aurait disparu depuis longtemps. Mais je ne suis pas en train de dire que ce fut une bonne chose tout de même ...
LES FICHES A TELECHARGER ICI.
Inscription à :
Articles (Atom)


.png)
.png)
.png)