vendredi 26 juin 2020

Instruction En famille en 3eme

Voici bien une éternité que je ne me suis pas penchée sur ce blog. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que les journées sont trop courtes et que les semaines défilent à toute vitesse. Et que des choix s'opèrent aussi. Parmi ces derniers, j'ai notamment opté pour une vie plus lente. C'est étrange, n'est-ce pas ? On fait le choix de l'Instruction En Famille pour savourer chaque instant avec nos petits puis, on croit s'accorder davantage de temps pour soi avec les années quand, tout à coup, le monde entier ralentit et que l'on constate que l'on court du matin au soir. Toujours faire mieux, toujours faire plus, pour quoi faire en fait ? J'ai donc choisi de me recentrer autour du strict nécessaire qui déborde déjà quotidiennement. L'instruction, bien sûr, mais aussi mon métier et de nouvelles sortes de partage qui comptent pour moi. 


Nous commençons actuellement le niveau 3eme avec mon Lutin géant. Ah, nous en aurons essayé des pédagogies et des ressources éducatives au cours de toutes ces années ! La pédagogie Charlotte Mason, le unschooling, les pochettes à activités, les cours formels, les manuels et j'en oublie ! Alors, pour ne pas changer ces bonnes habitudes, nous essayons encore une approche différente cette année avec le cursus Clonlara. Le Lutin devra valider des matières académiques obligatoires ainsi que des matières librement choisies. Pour les deux catégories, son approche, ses supports d'apprentissage et ses productions seront libres. C'est une belle façon de gagner en autonomie, d'approfondir ses passions et de se découvrir sous plein d'aspects. 

La rentrée n'a lieu qu'en septembre mais nous avons débuté ce fonctionnement depuis quelques semaines déjà, pour voir, et même si j'y vois déjà quelques bienfaits (comme une persévérance accrue dans des activités appréciées), il apparaît que ma présence est encore pleinement requise. Bien sûr, je n'imagine pas faire l'IEF sans être investie dans la démarche. J'espérais tout de même une petite largesse avec un adolescent grandissant. Mais, cela ne se passera pas comme ça. 

Alors, encore pour un moment, je vais devoir passer du temps avec mon enfant, remettre à plus tard des milliers de projets, écouter mon grand bavard durant des heures, découvrir avec stupéfaction ses connaissances, glousser devant ses pitreries, admirer ses progrès, constater ses désintérêts, l'encourager de tout mon cœur, être fatiguée de ses humeurs. Bref, je vais devoir profiter de lui et vivre des moments uniques dans une vie. Puis garder tout cela précieusement pour m'en faire des souvenirs lorsqu'il aura moins besoin de sa maman.  

C'est une belle nouvelle année qui commence ! 

vendredi 23 août 2019

S'approprier des connaissances

Il y a quelques jours, nous nous sommes une nouvelle fois retrouvés en présence de Charles Quint. Nous l'avions rencontré plusieurs années auparavant dressant sa couronne impériale au-dessus des conquêtes de Pizarro et du triste destin des Incas. A ce moment-là, Lutin avait façonné un petit panneau d'exposé avec les informations essentielles concernant le descendant Habsbourg. Je me souviens qu'à ce moment-là, il aimait découper les lettres dans des matières différentes et que le souci de clarté, de lecture par l'autre, de visibilité que j'essayais de lui soumettre était le cadet de ses soucis. En vérité, il ne m'entendait même pas.



Donc, nous revoici face à face avec le fameux opposant de François 1er. Je suppose alors que nous n'allons que vérifier ensemble s'il reste quelques souvenirs de notre précédente rencontre puis passer à autre chose. Je précise que la répétition a toujours représenté la plus horrible des atroces souffrances que l'on peut infliger à un apprenant.

Je fus un peu surprise quand le Lutin voulut (sur-le-champ s'il vous plaît) ressortir son ancien exposé. Mais en fait, "super, bonne idée de revoir ce que tu as fait !" Et là, je tombe des nues, enfin de la chaise, à sa réponse "je vais le refaire".

Le refaire ? Mais pourquoi ? se dit ma tête étonnée. Il y a des tonnes de sujets à aborder, on ne peut pas dire que l'on avance à pas de géants, il déteste la répétition et en plus, il a retenu l'important. Pourquoi avoir envie de refaire un sujet/une présentation ? Parce que c'est une démarche d'appropriation.

Nous côtoyons tous des tas d'informations, des tas de connaissances. Certaines ont été recherchées par notre esprit curieux, d'autres imposées par un système ennuyeux. De celles que nous avons apprécié pour diverses raisons, une partie est restée avec nous, dans un coin, une autre s'est effacée plus ou moins rapidement. Une sélection due au traitement de l'information en question. Peut-être nous sert-elle souvent ? Nous semblait-elle nécessaire pour un but lointain ? Ou l'avons-nous croisée maint fois ?
Mais nous avons tous aussi des connaissances dont nous ignorons la provenance et/ou pourquoi nous nous en souvenons encore. A priori, on ne s'en sert jamais, on en parle rarement, et pourtant c'est là quelque part à sortir de sa boîte une fois dans la décennie. Dans le même genre, c'est l'information minime que l'on retient alors qu'on oublie le pavé si important. Pourquoi retenir celle-ci ? Parce qu'elle nous accroche quelque part. Par l'émotion (souvent), par l'imagination (régulièrement) et par l'alliance des deux à différents dosages (l'association d'idées, l'image drôle et décalée, la visualisation…) A partir du moment où cette info passe par ce circuit-là, on la fait sienne.

Et voilà le phénomène auquel j'ai assisté chez mon Lutin. Je ne sais pas pourquoi ce fut Charles Quint ni pourquoi ce fut à ce moment-là. Mais je sais qu'il a choisi une nouvelle feuille, qu'il a sélectionné à nouveau des informations à noter, qu'il voulait changer la présentation pour qu'elle corresponde à ses envies de maintenant.

Sur son chemin, il a rencontré Charles Quint et il a choisi de l'emmener avec lui. Il se l'est approprié. Il y a de fortes chances que ce personnage demeure fort longtemps dans un coin de son esprit. (Bonjour la compagnie ! Enfin chacun fait comme il veut, hein !)

Réfléchissez-bien, je suis sûre que cela vous est arrivé à vous aussi...

mardi 20 août 2019

Organisation 2019-2020

Le grand mot de cette rentrée est SIM-PLI-FI-CA-TION !
Terminées les journées découpées en petits tronçons. Cette organisation, tirée en grande partie de la pédagogie de Charlotte Mason, a fait ses preuves chez nous. Il est utile pour un jeune enfant de varier les activités, d'alterner les sections d'oral et d'écrit afin de maintenir l'attention, d'éviter la fatigue. Je pense même que cela peut convenir à des grands.

Pour nous, en revanche, c'est la fin. Quand les apprentissages formels se sont révélés un peu plus laborieux à mettre en place et à respecter, le découpage en courtes séances, cette diversité proposée, c'est transformée en impression de surcharge. Trop de changements au cours d'une journée. Trop de matières différentes qui n'étaient plus de courtes séances facilitant l'entrain mais l'impression de plier sous la quantité. Comme quoi, tout change…

Du coup, cette année, nous nous lançons dans un rythme basique. Sur le papier : 4 fois 4 heures de travail coupées en deux sessions de 2 heures, et 2 fois 2 heures. Mais c'est énorme me direz-vous ! Hein ! Bah, en fait, non.

En théorie, nous obtenons ainsi le nombre d'heures approximatif du collège. En réalité, nos quatre journées et nos deux demi-journées permettent de poser le nombre d'heures indiqué pour chaque matière tandis qu'au moins une de nos journées est occupée chaque semaine par des sorties, des visites, des ateliers, des balades entre amis…                                                                                            De plus, adopter des horaires types ne bride en rien ce que nous ferons à l'intérieur de ces laps de temps. Et, quand on commence à créer, manipuler, cartographier, le temps passe sans que la matière visée avance. Découvrir à sa manière prend du temps. En tous cas, chez nous. Autant le prévoir sur le calendrier.

A l'intérieur des journées de quatre heures, une coupure de deux heures est prévue le midi pour déjeuner, faire de la cuisine ensemble et selon les jours, du jardinage, du ménage ou de la marche. Oui, je fais partie de ces horribles mamans qui pensent que jardiner ou marcher sont de bons moments en extérieur, que cuisiner est une compétence nécessaire et que le ménage est plus sympa à deux. Surtout depuis que l'un des deux à oublier cette joyeuse période de l'imitation et de l'aide spontanée. Si vous voyez ce que je veux dire, chers parents d'ados…

Les matières sont réparties par créneaux d'une heure par simplicité sur le papier aussi, sachant que je ne regarde jamais en fonction de la durée. J'aurais horreur d'interrompre une activité pour bêtement passer à la suivante "parce que c'est l'heure" et qu'il m'importe que le rythme du Lutin soit respecté donc il avance lentement ou rapidement et quand une chose est aboutie, on peut regarder vers quelle matière suivante se tourner.

Nous allons tester cette organisation et voir si elle correspond mieux à l'humeur de notre apprentissage à la maison. Je détaillerai peut-être davantage chaque matière en fonction de ce que nous ferons. Par exemple, même en Français de niveau collège, nous gardons la lecture-narration qui est devenu un réflexe de partage et de compréhension. Le Lutin lit plus souvent qu'à mon tour désormais mais enchaîne tout de même aussitôt par sa reformulation. Une pépite de Charlotte Mason que nous ne lâcherons pas !

 Et chez vous, le planning est-il fixé ?



samedi 27 juillet 2019

Français 4eme : L'Amour

Parmi les grands thèmes de français du programme du niveau 4eme, nous trouvons : le partage des valeurs, le passage de la fiction à la réalité, l'information, la ville et l'Amour.
Première déception chez nous, plus de thème en rapport avec l'aventure qui ouvrait chacune de nos années tant le Lutin a une préférence pour ce genre-là.
Et première de mes constatations : mmm...ça va être simple d'aborder un tel sujet avec un ado en pleine découverte de son intime et de son jardin secret !
Passé mon scepticisme courant en ce qui concerne les programmes, j'ai décidé de mettre au clair les attentes de ce chapitre puis de mettre en place une stratégie afin de faciliter l'entrée dans le thème littéraire de l'Amour.


Quelles sont les attentes du programme sur le thème de l'Amour ?
 - il s'agit de découvrir des poèmes lyriques de différentes époques avec des discours amoureux variés. Donc, prévoir la définition du lyrisme et des textes en conséquence.
 - il faudra chercher et comprendre pourquoi l'Amour est un thème que l'on trouve si souvent en littérature et en art de manière générale. Je pense que l'étude des textes et une séance en histoire de l'art pourront nous permettre de répondre à cette interrogation. Un peu de discussion ouverte aussi car l'Amour ce n'est pas que dans les livres, hein !
 - enfin, nous ferons sûrement une récap de ce chapitre dans le but de mettre en avant la dernière compétence à acquérir : avoir des images et des références dans le lyrisme amoureux.

Quels moyens pour travailler ce chapitre ?
- un ensemble de poèmes d'amour de l'Antiquité à nos jours.

Pour entrer dans ce chapitre, j'ai opté pour un "Bonjour philosophe". C'est comme un goûter philo sauf que par rapport à notre emploi du temps, je sais que nous le ferons plutôt le matin donc ce jour-là, je prévois de mettre les petits plats du petit-déjeuner dans les grands afin de marquer que c'est un moment particulier (et pourquoi pas susciter l'intérêt du Lutin, tous les espoirs sont permis). Nous changerons peut-être d'endroit pour son petit-déjeuner, je ferai sûrement une présentation de table un peu originale.
Ensuite, j'exposerai le but de ce "Bonjour philosophe", à savoir s'octroyer un moment d'échange verbal sur un sujet bien précis à l'aide de questions ou de citations préalablement disposées sur la table.

Pour le thème de l'Amour, je disposerai ces trois citations :

- "Ce qu'il y a d'ennuyeux dans l'amour, c'est que c'est un crime où l'on ne peut pas se passer d'un complice". Signée Baudelaire.
Pour se demander ce qu'est l'amour, ses différentes formes, les différents complices possibles…

- "Aimer, c'est trouver sa richesse hors de soi". Signée Alain.
Pour discuter du rapport à l'autre, de ce que l'un apporte à l'autre, de la réciprocité ou, au contraire, de la non-réciprocité puisque l'on doit exposer des sentiments variés et que l'amour déçu, perdu, utopique est très présent en littérature.

- "Un amour, une carrière, une révolution : autant d'entreprises que l'on commence en ignorant leur issue". Signée J.-P. Sartre.
Pour mesurer l'ampleur de l'incertitude, le choix d'y aller quand même, le plus important n'est-il pas de le vivre ? et tous les états intermédiaires qui sont exprimés en littérature. Après tout, l'amour avec ses aléas, ses incertitudes, ses décisions venant aussi de l'autre, n'est-il pas une aventure ? (Ah ! je savais bien que j'arriverai à la placer mon "aventure" si chère au Lutin !)

A voir comment l'intéressé appréciera cette expérience !
Prochaine étape, les textes.

Et vous, votre programme est-il prêt ?






lundi 15 juillet 2019

Maman non sco : La chance que t'as!


Tu te lèves aux aurores pour organiser ta journée pendant que tout le monde dort
La chance que t'as, de ne pas subir les transports,
Tu ne feras le taxi que quinze fois pour ton fiston et ses amis,
La chance que t'as, il y en a un qui te dira merci.

Ton mari, tu le croises à peine
Il est absent tous les jours de la semaine
Ramener l'argent nécessaire au foyer
Voilà son sacrifice pour sa couvée
La chance que t'as, de rester seule comme ça.

Ton objectif à toi, c'est que les enfants grandissent bien,
Cultivés, épanouis, joyeux, avec des amis,
T'as de la chance d'y pourvoir chaque jour,
Entre la cuisine, le ménage, le jardin et la salle de cours.

Ta voisine te regarde en coin,
Elle te croise avec les enfants au marché ce matin,
Ulcérée, elle baisse le nez,
Aujourd'hui, c'est la rentrée,
La chance que t'as, ce jour-là, elle ne t'insultera pas.

Maman solo, tu ne comptes sur personne,
Remplir le frigo, travailler du soir au matin,
Gérer les bambins et chaque seconde du quotidien,
La chance que t'as, d'ignorer que tu n'as que deux mains.

Chaque année, tu te fais contrôler,
Les cahiers sont-ils remplis ? Les objectifs atteints ?
Tu réussis à ne pas jeter le journal à la tête des Inquisiteurs,
Tu sais, l'article avec le collégien qui a mis fin à ses malheurs,
La chance que t'as, d'être de si bonne humeur.

La grand-mère insiste encore une fois,
Est-ce bientôt fini le grand n'importe quoi ?
Les petits ont grandi, il faudrait les mettre dans la vraie vie,
Celle avec des murs et des carottes en forme de notes,
La chance que t'as, de te maîtriser à ce point-là,
Pour la dixième année, t'arrives à pas frapper Mémé.

En plus de tes obligations,
Tu tiens un blog avec tes astuces et tes impressions,
Il y en a encore pour croire que tout est parfait chez toi,
La chance que t'as, ils ne voient pas le petit dernier
En train de refaire le papier peint, du chocolat plein les doigts.

Aujourd'hui, fut une journée ordinaire,
Le Minus a appris à compter,
Le Moyen a travaillé ses sciences dans le jardin,
L'Aîné a avancé son exposé,
La chance que t'as, ça se voit que tu ne fais rien.

Ce soir, tu es fatiguée,
Après l'instruction et les sorties,
Tu as accompagné les bambins à leurs activités de fin d'après-midi,
La chance que t'as, tu n'as pas massacré
Celle qui plaint tes enfants de trop s'ennuyer.

Une autre fois,
C'est éreintée par une semaine classique,
Pleine de rencontres et de pique-niques,
Que tu croises la voix de la vérité :
Comment ça ? Vos enfants ne sont donc pas sociabilisés !
La chance que t'as, d'avoir autant de retenue,
Tu ne lui as même pas cassé le nez à ce malotru !

Et quoi ? Je t'entends protester ?
Maman non sco, ce n'est pas de la chance,
C'est un choix.
T'as de la chance, tu as tellement raison.

Vivre avec ses enfants, les suivre dans leurs passions,
Maman non sco, c'est du courage et de la détermination,
Alors, vis-le comme cela,
T'as de la chance, c'est ton choix.


vendredi 12 juillet 2019

L'Adolescence à la maison

Voici un terme qui en jette ! Ah, l'adolescence, ce passage obligé de la vie qui saisit nos jolies petites têtes blondes un matin pour les transformer en pantins désarticulés bougonneurs et réfractaires à toute forme de vie familiale.

Pendant longtemps, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'elle s'invite chez moi avec ses énormes sabots et décide de poser ses valises pour un séjour indéterminé, je voyais l'adolescence comme une espèce de phénomène agité au nez des parents afin de leur faire comprendre que la béatitude des premières années ne durerait pas, que le pire restait à venir, et une occasion supplémentaire de dresser des cases entre les individus. Vous savez, on met les bébés à la crèche, les enfants à l'école, les parents au bureau, les grands-parents à la maison de retraite et les adolescents dans cet espace-temps troubleur de tranquillité.


Eh bien, j'ai changé d'avis. Deux fois.

La première fut en effet quand le mignon petit bonhomme qui embellissait mes journées a peu à peu quitté son tendre sourire empli d'enthousiasme et de curiosité pour se vêtir d'une humeur aussi cordialement noire que ses tee-shirts taille M.
Je pense avoir été longue à la détente car mon Lutin a commencé sa mutation il y a déjà longtemps, alors qu'il n'a actuellement que treize ans et demi, et que sa voix comme son mètre quatre-vingt trois ont eu du mal à s'imposer à mes yeux de maman gaga.
Puis, mes paupières se sont soulevées, elles ont établies un fin raccordement neuronal avec mon ciboulot et il a bien fallu que je me rende à l'évidence. Mon bébé était devenu un adolescent.

Son énergie débordante est venue se couler sur le canapé en position 120 degrés, lorsqu'il était obligé de quitter son lit. Son vocabulaire jusque-là étendu et fort à propos après avoir vaincu de terribles difficultés de prononciation se limitait aux onomatopées, pas expressives mais d'humeur très claire. Le courageux bambin qui escaladait les falaises en couche passait son temps à se plaindre de douleurs au dos (justifiées), aux jambes (justifiées), au quarante-huitième cheveux (justifiées, uniquement pour lui). Le futur adulte coopératif avide d'aider à la maison avait déposé son tablier pour grogner lorsque je lui demandais un coup de main fort nécessaire. La porte de la chambre s'est fermée. Et, parmi les moments de plus grandes frayeurs, j'ai passé quelques semaines en compagnie d'un être-zombie qui répondait à côté de mes questions et agissait sans queue ni tête, en me demandant quel coup sur le crâne il avait subi ou si son cerveau n'aurait pas définitivement trouvé le bouton OFF.

J'ai clairement été désarçonnée et, pourtant, on m'avait prévenu. De nombreuses fois. A écouter les avis, il était temps de scolariser car tout était perdu, plus jamais il ne voudrait apprendre de la même manière. Il fallait sévir et faire comprendre qui était l'autorité à la maison. Il fallait se méfier aussi des bêtises à venir. Bref, il fallait combattre comme on pouvait l'être dégoulinant d'abattement et de sébum en train de gâcher l'ambiance (image un peu excessive).

J'ai bien failli céder à cette pression. Car c'est ce qu'elle est, comme de nombreux autres sujets, une pression de plus sur celles et ceux qui veulent faire autrement. Car, le message était clair : je n'y arriverai pas.

Oui, j'ai eu envie que mon Lutin rejoigne les bancs de l'école. Plus d'une fois. Et encore il y a peu. En fait, ce n'est pas l'institution que je voulais, c'était la structure qui pourrait le recevoir plusieurs fois par semaine, en journée, afin de lui proposer des choses intéressantes. Sous-entendu, moi, je ne peux pas le faire donc la solution miracle est ailleurs. Constat : il n'y a pas de solution miracle. La structure dont je rêvais n'existe pas et le Lutin n'avait aucune envie de ce genre de choses (imaginez, il aurait fallu se lever et sortir, dans la même journée !)

Les apprentissages sont en effet, plus compliqués à mettre en œuvre. Toutefois, quand j'arrive à ne pas le braquer d'emblée, nous passons de joyeux moments à rire, à bavarder, et à s'instruire par-ci, par-là. Et nos méthodes restent semblables d'après sa volonté. Quant à faire le gendarme, j'en suis génétiquement incapable. Alors, de temps en temps, je mets ma casquette bleue de force pour ne pas risquer de créer un monstre insupportable. Le reste du temps, je fais comme je peux et mon géant me le rend bien.

Alors, j'ai changé d'avis pour la deuxième fois.
L'adolescence ne se combat pas et ne s'évite pas, (et si vous chercher à fuir, les autorités finiront par vous retrouver). L'adolescence s'invite, certes. Mais, je n'ai trouvé la paix, nous avons trouvé la paix, qu'à partir du moment où je l'ai accueillie, acceptée et, à tâtons, accompagnée. Ce n'est pas parfait, c'est surtout épuisant en fait, mais c'est salvateur pour tout le monde.

Mon Lutin prend son temps alors j'ai décidé, de nouveau, de prendre le mien. Les repas sont plus compliqués car les goûts changent chaque semaine. C'est dû aux hormones. Soit, expliquons notre désarroi et comptons sur une participation en cuisine. C'est une blague ? Oui. L'option réelle est soit on cuisine ensemble, soit on fait avec ce qu'il y a. Ben oui, je tiens à survivre quand même !
Pour les apprentissages, calme et arrondis sont devenus mes meilleurs amis. ça prend du temps, vraiment. En vérité, à ce passage de la vie, l'intérêt n'est plus à l'instruction. La vie sociale, la découverte de soi, des sentiments, aspirent complètement. Alors, je prends en considération ces derniers afin de glisser un peu d'autres choses.
Je découvre un grand gars, capable de citer chacune des pièces d'un ordinateur et avide de m'expliquer leur usage, le comparatif qualité/prix de toutes les marques lorsqu'il ne dresse pas des tableaux sur des systèmes de jeux qui me sont hermétiques.
Et surtout, le plus important (et récent), je continue à lui faire confiance. J'avais confiance en l'enfant qui en demandait toujours plus. C'était rassurant. Je dois avoir confiance en l'ado qui en veut toujours moins. C'est carrément flippant. Mais l'amour inconditionnel est à ce prix-là. Il est, pour moi, ce qui permettra à Lutin de se construire essentiellement. Il aura ensuite tout le temps de choisir des secteurs de découvertes, de tracer sa voie, de douter, de changer de chemin, d'évoluer quoi.
Ce n'est que mon choix et je ne lis pas l'avenir. On verra bien.

Cependant, si vous pouviez éviter de me parler de ce billet les jours où je serai trop fatiguée, trop excédée, trop pressée, trop découragée, en train de douter, en train de m'inquiéter, en train de me questionner, en train de tout contrebalancer, en train de tout envoyer balader, je vous en serais d'une reconnaissance extrême.

Et, chez vous, en mode ado ?

mardi 9 juillet 2019

Le Retour !

Quoi ? Déjà une année de passer ? Et rien sur ce blog ? Mais c'est monstrueux !

Enfin, l'été est là et avec lui, le temps de rafraichir toute cette histoire.

Alors, à très vite, pour la suite de notre aventure en Instruction En Famille. Il faut que je vous raconte un truc de fou… Nous avons fait connaissance avec… L'Adolescence !!!!


mercredi 15 août 2018

Organisation 2018-2019

Plus que jamais je trouve que cet été a défilé à toute allure même si je suis consciente que cette vision est due au travail quasi incessant de mon côté. Pour le Lutin, en revanche, les vacances se poursuivent, il a sa dose d'activités, de dépaysement et de glandouille. Essentielle la glandouille !
C'est donc avec entrain que nous reprendrons un rythme que j'espère fixe, rigoureux, soutenu… Bref, toutes les bonnes intentions qui jaillissent dès que j'ai passé plusieurs heures à élaborer nos plannings respectifs et qui s'effritent tout aussi rapidement puisque mon mot d'ordre demeure : suivre les rythmes de Lutin. Disons qu'ainsi j'espère tenir une moyenne productive et confortable.



Les jours d'étude ne varient pas trop de l'année précédente, à savoir : le lundi, le mercredi et le vendredi en jours immuables pour le travail à la maison.
Puis, le mardi pour les sorties. Cette année je compte réinvestir complètement ce pan de l'instruction en famille qui est précieux pour nous deux mais, clairement, j'ai manqué de courage en cours de route l'année dernière pour faire ce qui nous tentait donc on se rattrapera ! Donc des visites, des expos, des activités, autant que l'on aura envie d'en faire avec soit en amont, soit après, un moment, même bref,  durant lequel nous pourrons réinvestir ces sorties par des discussions, des questions-débats, des albums photos, des recherches complémentaires, une petite note souvenir…
Le jeudi est dévolu aux ateliers culturels et artistiques.
Le samedi est consacré aux activités sportives en complément des heures du mercredi. Il est encore possible que le planning se complète à ce niveau-là puisque Lutin semble avoir envie de nouveautés, que nous découvrirons tout début septembre aux forums des associations de notre coin.

J'ai détaillé chaque jour d'étude en différentes matières pour avoir un canevas et pouvoir envisager une progression sur le papier mais je ne découpe pas les horaires. Je ne veux pas retomber dans ce stress qui arrive toujours insidieusement à partir du moment où j'écrirais "français de 10h à 11h pour faire…" et que l'on ne s'y tiendrait pas parce que l'on aime bien bifurquer sur une question, compléter d'une autre manière ou simplement parce que l'on prend davantage de temps.

Donc le lundi se sera :
- Lecture à voix haute et narration écrite. Avec ce livre :

Je commence toujours l'année avec un récit d'aventures car ce genre reste le préféré de Lutin même si le policier gagne du terrain.

- Résolution de problèmes. Une toute petite séance pour travailler ce point faible dans un fichier. Je pense à cette collection :

De manière générale nous aurons beaucoup plus de fichiers cette année. Je n'ai jamais été friande de ces supports donc nous n'en avions qu'un pour la rédaction. Mais au bout de plusieurs années d'école-maison, je crois que quelques nouveautés seront les bienvenues et contrairement à moi, je crois que le Lutin apprécie ce format. A voir donc.

- Mathématiques : alors, là, c'est facile. Pas de doute possible, nous restons fidèles à la collection Phare de chez Hachette, on n'a pas trouvé mieux. Peut-être que le fichier d'activités correspondant rejoindra nos étagères également.

- Histoire-géo : Nous débuterons en faisant un point récapitulatif sur cette matière où nous faisons beaucoup de choses chaque année mais où les acquisitions ne sont pas toujours limpides. je verrai ensuite si j'opte pour un fichier de révisions et des ressources personnelles pour la suite ou pour une multiplication de frises créatives…

- Français : Comme je le disais, nous débuterons avec les romans d'aventures et les voyages, toujours intercalés avec l'étude de la langue.



- SVT : Cette matière passionnante pour Lutin se résume à lui mettre le manuel entre les mains puis à lui indiquer où se trouve le matériel pour les activités tout en partageant son volubile enthousiasme.


 - Allemand : nous commencerons avec Duolingo. J'espère m'investir davantage dans l'accompagnement des langues cette année car ces matières nous font un peu défaut.

Voilà pour le cadre de la première journée de la semaine. Donc ce qui ouvrira la reprise du 3 septembre. Je suivrai en effet le découpage scolaire, pour une fois, ce qui permettra j'espère de bénéficier aussi de vraies pauses durant les congés. Que d'ambitions !



vendredi 8 juin 2018

Après le contrôle : c'est reparti !

La fin de l'année en référence aux dates scolaires approche. Le contrôle pédagogique de l'Instruction en famille vient juste de passer. Le soleil se montre bien présent. C'est le moment où les oiseaux m'appellent à l'extérieur, que j'ai déjà envie d'oublier crayons et cahiers en me disant qu'on ne reprendra pas trop tard en été. Et… c'est le moment où mon Lutin a une forte envie de travailler !!



Clairement, cette année ne fut pas des plus productives. Le Lutin grandit, grandit, à une vitesse et une hauteur aussi vertigineuses l'une que l'autre. Le corps fatigue, le sommeil s'étend et les pensées naviguent vers d'autres horizons. Mon investissement dans mon activité professionnelle n'est pas étranger non plus à cette impression de "moins" faire par rapport aux années précédentes. Mais, le contrôle est passé par là et il en a reboosté un, bien comme il faut !

Je lis, malheureusement, régulièrement des témoignages de contrôles pédagogiques difficiles. Alors, aujourd'hui, j'ai envie de partager le fait que cela peut aussi bien se dérouler. Très bien même. Pour ce premier rendez-vous au niveau collège, dans un lycée ?!, nous partions à l'inconnu.

Accueillis avec sourire et bienveillance, nous avons constaté une réelle ouverture d'esprit et Lutin s'est tellement senti à l'aise qu'il a mené la discussion d'une main de chef. Je ne saurai dire d'où il a sorti toutes ces ressources d'adaptation, de discours et autres mais depuis, je ne peux que le regarder avec admiration. Comme d'habitude ? Ben, en fait, non, pas toujours, je suis plutôt du genre exigeante, je m'en rendais déjà compte. Maintenant, je me dis que je dois sérieusement le laisser davantage tranquille. Donc encore une avancée de mon côté.

Bref, des contrôles comme ça, j'en souhaite à toutes les familles !
Sauf celles qui ont envie de sortir de l'entretien l'esprit en vacances et les doigts de pieds à moitié en éventail car les compliments familiaux, c'est bien, mais chez nous, les compliments de la part d'inconnus, c'est mieux. Donc, ça donne envie de se surpasser… et ça oblige tout le monde à continuer !
On ne va pas se plaindre quand même ! Quoique… ;-))

Du coup, aujourd'hui, ce fut Histoire, Physique et Lecture. En Histoire, Lutin est parti pour tout revoir. Donc il a recommencé des frises et des chapitres déjà abordés. En Physique, ce fut mise au propre d'un compte-rendu d'exposé et Lecture, pour en finir avec Le Roi Arthur…un jour, peut-être, car on n'est pas rapide sur ce coup-là. Et après, nous avons enfin pu attraper trop super méga chaud en nous promenant au soleil !

mardi 23 janvier 2018

Napoléon Bonaparte

Nous avons commencé l'année avec de nombreux ateliers et dans notre plongeon au XIXe siècle, Lutin était demandeur de présentations similaires à ce que nous faisons avec les participants de ces riches moments. Alors, on reprend certains sujets, on creuse, on revoit, on découvre...toujours !

Pour cette immersion totale dans ce siècle si fourni, nous commençons par un personnage incontournable : Napoléon Bonaparte. Résumé en images :

Petit replacement généalogique. Je souris toujours lorsque j'entends les petits détails qui marquent les enfants. Ici, Lutin a retenu le nombre de têtes de cette famille nombreuse et le fait que Napoléon avait pour principe d'établir sa fratrie au commandement des territoires conquis. Exception pour Lucien, très peu doté, parce qu'il s'était fâché avec son puissant frère...


Puis, étape biographique avec quelques repères :

Suivie des opposants et grandes puissances à la même époque : 

Et enfin, bah la fin justement de tout cet empire : 

Ensuite, ne pas oublier d'inclure une trace dans la frise, évidemment : 

Voici ce que cela donne du côté du Lutin : portraits de famille,

Encadré des thèmes ou parties abordés et frise biographique: 

Pliages pour les batailles contre les principaux adversaires: 


Le but étant de varier les présentations, manipulations, une carte de l'Empire : 

Et une carte heuristique pour la déchéance : 

Nous avons pris grand plaisir à partager ces apprentissages. Je constate encore à quel point la manipulation tient un rôle important, tout comme le facteur temps afin de savourer la recherche des formes de mise en page.

Voici donc une activité qui s'établira tout au long de cette année juste commencée.

mardi 2 janvier 2018

Bonne année 2018 !

Voici une nouvelle année qui commence ! Lutin et moi-même vous souhaitons une merveilleuse année 2018, pleine de bonheur et de découvertes !

Cette année je n'ai pas ressenti le besoin de dresser le "grand bilan" du 31 décembre. Nous entamons donc cette nouvelle étape avec sérénité en observant chaque jour comment arrivent les choses. Je crois avoir enfin ancré le lâcher-prise que j'espérais tant depuis des années. Entre ce que dit notre intellect et ce qui se grave dans notre être, il y a toujours une autoroute et un décalage temporel important. Alors, certes, je ne peux pas affirmer que tout se passera bien dans le meilleur des mondes, toutefois, je remarque que notre vie familiale est plus enjouée et plaisante lorsque je cesse d'être dans la peur : peur du futur, peur du qu'en dira-t-on, peur de ne pas en faire assez, pas assez bien... Ouste !

Nous accueillons cette nouvelle année confiants et on se rassure !


La principale activité de ces premiers jours de janvier s'est déroulée dans le jardin et ça fait du bien ! Je regrettais de ne plus voir mon grand aussi souvent en extérieur et il a suffi de lancer notre objectif potager, avec possibilité de creuser des trous à loisir, pour qu'il ne lâche plus la bêche ! Jusque sous la pluie et jusqu'à l'épuisement, il se régale à patauger dans la terre. Pourvu que ça dure...

Et vous, comment a débuté votre année ?

jeudi 9 novembre 2017

Idée pour créer

                                 Idée pour créer de Lutin
                                                                      Cuisine

                La tarte bourdaloue :
Aujourd'hui je vais vous présenter un gâteau aux poires pour 6 personnes.

                                          
Il nous faut:
- 130g de beurre mou
- 130g de sucre vanillé
- 130g de poudre d'amande
- 2 œufs
- une pâte brisée
- 4 poires pas très grosses

Maintenant passons au gâteau:

                                               


Préchauffer le four à 180°C. Mélanger le beurre, le sucre puis la poudre d'amande, les œufs.
Dans un moule à tarte mettre la pâte. A l'aide d'une fourchette, faire des petits trous. Couper les poires en 4 puis placer les sur la pâte. Remplir les trous avec la crème aux amandes.
Cuire 35 minutes.     

                                               
 

jeudi 3 août 2017

L'Enfant et la Rivière fin

Pour finir sur le roman de Bosco, je mets la dernière fiche ICI. En effet, c'est très court, juste histoire de rentrer dans le roman, la magie de l'aventure fera le reste.


Si Lutin souhaite faire d'autres choses sur ce livre, il pourra continuer dans son Carnet. S'il ne le souhaite pas, il passera à une autre lecture...la liste est longue !

Reprise et Fiche L'Enfant et la Rivière

Notre journée de reprise s'est déroulée paisiblement. Je constate déjà trois choses, ces journées de révisions-mise en place me permettant de faire le point pour l'année officielle qui débutera en septembre.



La première est que je garderai les brèves séances de lecture et de calcul mental qui ouvrent nos matinées ou nos après-midi. Elles permettent véritablement d'amener la concentration nécessaire à la suite. On peut toujours les varier : lecture, calcul, un verbe à conjuguer...

La deuxième chose que je remarque n'est pas une nouveauté. Lors des grandes séances consacrées à une matière, il demeure essentiel chez nous de jongler avec les approches afin de maintenir l'attention et l'intérêt. Par exemple, tour à tour, nous passons de l'écrit à l'oral, de la lecture à la manipulation, pour revenir à l'écrit et poursuivre par de l'écoute, un peu d'exercices, un peu de leçon, dessin... La panoplie est infinie et l'usage essentiel dans notre maison.

Enfin, malgré mes nombreux espoirs et une excellente journée, dont la fin fut "libre" puisqu'il n'y avait pas les activités sportives qui d'ordinaire monopolisent presque toutes nos soirées, la poudre miraculeuse n'est pas encore tombée sur notre toit et j'appréhende (comme chaque année) la gestion des tâches domestiques lorsque nous aurons retrouvé un planning complet.


Notre première lecture au programme étant L'Enfant et la Rivière de Henri Bosco, j'ai préparé une fiche concernant le premier chapitre. Elle reprend le principe des questions de lecture puis une proposition d'activité de découvertes. Cette deuxième partie correspond à ce que nous retrouverons de manière récurrente dans le Carnet de lecteur. Un aperçu ICI. La pagination correspond à l'édition Folio junior de Gallimard.


mardi 1 août 2017

Programme du mercredi 2 août 2017

J'ai noté le programme théorique pour notre première journée de reprise en alternance de demain. Ce n'est pas définitif et je pense qu'il y aura encore des variations avant notre réel retour pour la rentrée. Cependant je crois qu'une trame horaire se dégage que nous garderons pour l'année à venir.
Notamment des journées d'étude de 9h à 15h30 avec pause déjeuner au milieu.

Demain matin, nous ouvrirons le bal des retrouvailles du bureau avec une lecture à haute voix. Peut-être avec ce livre-ci, si Lutin ne l'a pas fini ce soir :


C'est une de ses lectures du moment, c'est drôle, émouvant, avec des personnages dénonciateurs de clichés et de simplifications. Une belle écriture si l'on accepte de lire un fait : certains jeunes parlent vulgairement :-))

Puis de 9h15 à 11h, une grande plage de français (bah oui, pas de sable, hein) : des révisions, faire le point sur les objectifs à venir.
Suivie d'une heure de maths : il reste des petites choses à faire dans le manuel Phare dont nous sommes fans. Nous continuerons donc à la prochaine rentrée avec le niveau supérieur. Je précise que le niveau chez nous n'est pas un repère fiable. Nous faisons en fonction de ce qui est acquis, de ce qui ne l'est pas, donc on peut dans la même journée et pour différentes matières aller vers de l'estampillé 5e comme revoir des bases de CM1. On s'en fiche, l'important pour nous étant d'adapter le rythme aux besoins et de se faire des bases solides.


Il y aura forcément une pause dans cette matinée, lorsque le besoin s'en fera sentir. Puis déjeuner de 12h à 13h. Là, un vrai défi pour moi puisque je rêve d'avoir des journées parfaites où le déjeuner aurait été préparé à l'avance, permettant ainsi une pause plus agréable et pourquoi pas quelques minutes pour faire autre chose. On n'a jamais fini de rêver, c'est ça qui est bien.

L'après-midi commencera avec du calcul mental.
De 13h15 à 14h15, de l'Histoire, pour en finir une bonne fois avec Rome. L'année prochaine nous mènerons de front le Moyen Age et le XIXe, je sais c'est bizarre mais les intérêts sont là alors on fait avec et ça met du piment !
Nous finirons avec une heure d'allemand : révisions de vocabulaire, de conjugaison, écoute de dialogues. Et un quart d'heure de latin pour se remettre dans le bain.

Dans la mesure où il n'y a pas d'activités sportives extra-scolaires après, nous savourerons cette liberté. Car là encore un gros défi s'annonce pour 2017-2018 : que j'arrive à prendre le temps qui m'est indispensable pour respirer, scribouiller, travailler, m'occuper de la maison, de tout, avec le sourire...
Oui, c'est ça qui est bien, on ne cesse jamais de rêver ;-)

Dans l'immédiat, nous allons profiter du grand air, frais et humide. Bonne journée !



Carnet du lecteur en images

Voici quelques photos du carnet du lecteur (mon téléphone fait du floutage naturel, désolée !). Je pensais en avoir déjà faites mais, bon, j'ai le ciboulot qui déraille :-))


Un cahier tout ce qu'il y a de plus simple, en format 24x32 pour laisser de la place aux diverses présentations ou coller des feuilles A4 sans les recouper.


Lutin fait comme il veut, en fonction de ce que lui inspire le livre en question. J'interviens parfois sous forme de suggestions pour varier les approches et lorsque je fais une fiche, je lui demande son avis avant. Chacun reçoit un livre d'une manière différente donc je ne peux pas anticiper ses envies.


Lutin aime bien les couleurs et a souvent travaillé sur les couvertures des livres lus, soit en essayant de coller à celle d'origine, soit en créant la sienne avec un moment du livre qu'il avait bien aimé ou au hasard de l'inspiration. Ici, chaque morceau de papier coloré représentait un des personnages de l'histoire avec quelques caractéristiques notées dessus.


Voici un auteur qui avait eu une période faste chez nous. Lutin ayant lu la majorité de ses titres, il avait voulu rechercher des informations sur l'écrivain en plus des dessins.


Ici, une simple fiche pour un roman dont nous avions beaucoup parlé en cours de lecture, dont nous avions visionné le film...bref, un titre très exploité donc il s'agissait de laisser une petite trace de ce classique...


...suivie de quelques petites notes pour voir ce que peut nous apprendre un récit d'enfance.


Là, une interprétation de couverture en collages. Ce livre avait passionné Lutin. La longueur de la production n'a donc aucun lien avec l'appréciation du livre.


Une autre lecture présentait une histoire se déroulant en Norvège d'où la recherche faite dans la foulée. C'est ce principe que nous exploiterons majoritairement cette année dans le carnet. En plus de ce que voudra faire Lutin, dessins, créations, notes, personnages..., il choisira un thème abordé dans son récit (n'importe lequel, sans aucune restriction) pour le creuser un peu. Ce carnet conjuguera donc souvenirs de lectures et culture générale. 




Le carnet contient aussi des listes toutes simples pour répertorier les titres et auteurs des livres lus mais non exploités dans le carnet justement. Il y en a trop, on ne peut pas tous les mettre et puis, il faut que ça reste un plaisir. Lutin tient également des listes des lectures qu'il fait par collections entières : les Geronimo Stilton, les Tintin...

Pour l'heure, notre mois d'août sera formé en alternance : une semaine d'étude / une semaine de vacances. Les premiers jours d'étude commençant demain, il s'agira principalement de révisions, de remise en route et de mettre à jour le carnet du lecteur avec les lectures de juillet évidemment !

lundi 31 juillet 2017

La lecture bien sûr !

Dans la série nous gardons/nous changeons, en vue de la nouvelle année, après le matériel d'histoire, nous gardons bien évidemment les lectures !

Pour commencer la matinée ou l'après-midi, en alternance avec le calcul mental, ce sera une fois lecture à voix haute, une fois lecture-narration pour ne se priver d'aucun plaisir. Nous gardons aussi le cahier qui porte un côté "carnet du lecteur" et un autre côté "carnet de l'écrivain". Oui, j'avais dit moins de cahiers et ça se fera puisque le carnet de l'écrivain rejoindra le cahier principal laissant ainsi plus de place au carnet du lecteur qui se remplira moins vite.




Le choix de garder le carnet du lecteur séparé tient principalement en trois raisons. La première est qu'il contient plusieurs pages pour chaque ouvrage lu, que des listes sont à mettre à jour régulièrement, alors on ne va pas aller chercher dans d'anciens cahiers une liste à compléter ou tout recopier à chaque fois. Il arrive également qu'un livre ne soit pas exploité en une seule séance dans ce carnet donc on ne va pas mettre de la géo et de la science entre deux activités sur le même livre. Ben oui, on n'a pas l'air comme ça, mais on essaie d'être ordonnés parfois...
Deuxièmement, ce cahier fait partie de ceux que je trouve les plus beaux à regarder, à feuilleter plus tard pour se rappeler de belles aventures livresques. Il contient autant d'écriture que d'arts visuels. Je veux donc que Lutin puisse en profiter à sa juste valeur.
Enfin, et ce n'est pas négligeable, voyez à quoi nous en sommes réduits tout de même, ce cahier a, jusqu'à présent, toujours reçu le regard approbateur de nos inspecteurs d'académie en visite donc on ne va pas se priver de ce petit point positif non plus.


Le programme sera fait avec de nombreux extraits représentatifs d'un genre littéraire particulier, plusieurs genres s'alternant au cours de l'année. Des œuvres complètes évidemment, le plus possible, attention Lutin, le sens marathon de lecture va prendre tout son sens :-))
Je resterai fidèle aux explications de texte pour coller au format académique afin que ce soit sans surprise en cas de besoin et je n'oublierai pas d'assaisonner avec des fiches alliant lecture et découvertes pour que ce ne soit pas trop fade.

Parmi les genres en vue pour 2017-2018, il est déjà certain que nous retrouverons une nouvelle fois le roman d'aventures et que nous aborderons le roman policier, ces deux thèmes étant les plus attendus chez nous ! L'enfant et la rivière d'Henri Bosco ouvrira les portes de notre rentrée.

Et chez vous, quelle sera la première œuvre au rendez-vous ?

                

mardi 18 juillet 2017

Projet Musée : Grand Palais, Mary Delany

Bonne nouvelle pour la maman fanatique de musées que je suis, cette année encore le projet musée fait pleinement partie des objectifs de Lutin. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, je rappelle que Lutin avait souhaité "faire tous les musées de Paris". Autant vous dire que ce vaste sujet demeure intarissable surtout quand certaines sorties du projet musée devraient davantage s'appeler projet expos...
Ce fut le cas pour notre visite au Grand Palais, que nous connaissions déjà, mais qui réussit toujours à nous attirer par ses fabuleuses propositions.

Nous avons donc parcouru l'expo Jardins : une merveille !
                                                            

C'est une exposition très fournie, qui regorge d'objets et de peintures nous faisant voyager de la Renaissance à nos jours. Cette présentation a particulièrement charmé mon Lutin, ravi de scruter les affichages, les herbiers, les multiples outils, les bijoux... Bref, pas seulement des toiles !


 Que de beauté ! Des fleurs en papier, en verre, en cire... On en a pris plein les yeux !
Je n'ai tout de même pas pu résister au plaisir de saluer cette chère Camille dans Le Déjeuner de son illustre époux. Quant à la toile d'Emil Claus, je ne m'en lasserai jamais.



                                                                                                      
Parmi toute cette variété d'objets nous faisant percevoir l'approche des artistes face aux jardins, je me suis penchée sur les fleurs en papier de Mary Delany.


L'artiste anglaise Mary Delany (1700-1788) semble avoir toujours été attirée par le découpage de papier. Cette amie du compositeur Handel adorait jardiner, excellait en dessin comme en peinture et, bien sûr, dans le travail du papier.
En 1770, alors que la mode du découpage de papier occupait la gente féminine de la Cour, Mary Delany créa ses œuvres remarquables par leurs détails. Les pantes y étaient représentées avec une exactitude parfaite.
L'artiste employait de minuscules morceaux de papier de soie coloré qu'elle mettait en scène sur fond de léger papier noir afin de mieux faire ressortir les pétales, les nervures, les étamines disposées au nombre près pour chaque espèce de fleurs.
Les 10 volumes de ses planches sont gardés au British Museum, note pour plus tard, si nous traversons un jour la Manche...